Lundi 29 octobre 2007
1
29
/10
/Oct
/2007
06:06
Bonjour! Je vais vous dire quelques mots sur Dead Rising, un jeu sorti exclusivement sur Xbox 360 en octobre 2006 et signé Capcom (un excellent éditeur qui a notamment développé la série culte des Resident Evil dont j'ai déjà parlé ainsi que les fameux Street Fighter qui ont fait le bonheur de plusieurs générations de joueurs dans les salles d'arcade).
Le joueur incarne un certain Franck West, journaliste photographe travaillant à son compte, audacieux et intrépide quand il s'agit de trouver un nouveau scoop. A l'affut du reportage de sa carrière qui lui apportera richesse et célébrité, il part un jour pour Willamette, une petite localité (imaginaire) américaine depuis peu mise en quarantaine par l'armée pour une raison qu'il compte bien découvrir. Survolant les immenses plaines de l'intérieur des Etats Unis dans un vieil hélicoptère poussiéreux, accompagné d'un pilote braillard à l'humour gras et sarcastique, il aperçoit les barrages établis par l'armée sur chacune des routes terrestres qui mènent à sa destination. Dépassant ceux-çi, l'hélicoptère gagne bientôt les feaubourgs de Willamette ou un spectacle bien particulier s'offre à la vue de ses deux occupants. En apparence, ils se trouvent au dessus d'une ville typique avec ses rues et ses avenues géométriques, ses entrepôts, ses immeubles ornés de panneaux publicitaires vantant les produits du centre commercial local. On avait parlé à Franck d'une supposée émeute qui était à l'origine de l'isolement de la ville, cependant, les rues de celle-çi sont étrangement silencieuses mais arpentées par des groupes de personnes cannibales, titubantes et mugissantes qui ne tardent pas à se révéler comme étant des...zombis! La dévoration d'un pauvre homme réfugié sur le toit de sa voiture par un groupe compact de zombis qui encerclent celle-çi, l'explosion brutale d'une station service ou encore la chute mortelle d'une femme, cernée par les morts vivants sur le toit d'un entrepôt, sont autant de préambules au périple de Franck. Ce dernier, après avoir pris quelques photos de l'hélicoptère, demande au pilote de le déposer sur le toit du centre commercial de la ville ou il espère rassembler les éléments d'information nécéssaires à son reportage. Le pilote, incrédule dans un premier temps devant l'audace de son passager, accepte finalement et les deux hommes conviennent d'un marché: dans trois jours, heure pour heure, l'hélicoptère reviendra à l'endroit précis ou il aura déposé Franck (si, bien sûr, celui-çi est encore en vie) moyennant bien entendu rétribution pour le pilote. A ce moment, deux hélicoptère militaires surgissent soudain devant celui ou se trouve notre héros en lui barrant la route, contraignant ce dernier à sauter brutalement sur le toit du bâtiment.
A l'intérieur de celui-çi, il découvre un groupe de survivant terrifiés qui, animés par l'énergie du désespoir, sont occupés à barricader au moyen de tous les objets qu'ils trouvent les portes du centre commercial contre lesquelles se pressent déjà des masses d'hideux zombis avides de chair humaine fraîche. La barricade cède finalement à cause de la panique d'une vieille dame qui, apercevant son caniche de l'autre côté, l'affaiblit pour permettre à son animal chéri d'entrer. Les zombis se répandent donc dans le centre, unique endroit de la ville qu'ils n'avaient pas encore envahi et les quelques survivants restants (dont Franck) sont contraints de se réfugier dans une salle de sécurité ou ils s'enferment.
L'aventure à proprement parler commence ici, elle se déroulera entièrement dans le vaste centre commercial à présent infestés de zombis. Environnement donc hostile et regorgeant d'ennemis dans lequel Franck devra évoluer pour parvenir à son objectif principal: découvrir les causes exactes de cette soudaine épidémie qui a transformé presque tous les habitants de Willamette en zombis.
Il devra faire ceci en 72 heures (trois jours) avant que l'hélicoptère ne revienne le chercher (il devra se trouver à l'endroit exact et à l'heure précise ou il a été déposé le premier jours). Dans sa quête, il aura la possibilité de secourir d'autres survivants éparpillés dans le centre, remplissant des quêtes dites "annexes" à l'aventure principale et sera confronté bien sûr aux armées de morts vivants (qui apparaissent par centaines voir par milliers à l'écran) mais également à des "psychopathes", des humains non contaminés mais rendus fou (d'une folie furieuse et meurtrière) par les évènements et qui feront office de boss. Véritables tortionnaires, l'exemple le plus célèbre de ces malades mentaux est un clown, certainement déstabilisé par la dévoration de son jeune auditoire à laquelle il a assisté, skyzophrénique et retombé en enfance qui attaque notamment à l'aide de tronçonneuses. On peut aussi citer un vétéran de la guerre du Viet Nam chez lequel la catastrophe et le meurtre de sa famille ont entraîné une sorte de retour mental à l'époque de la guerre ou il se croit revenu,
prenant les survivants qu'il croise pour des Viet Kongs qu'il torture et exécute impitoyablement, un trio de prisonniers évadés ayant dérobé une jeep à l'armée et faisant des ravages dans le parc du centre, un armurier psychotique ne faisant confiance à personne qui s'est barricadé dans sa boutique et ouvre le feu sur les survivants qui viennent lui demander de l'aide, une famille (composée d'un père et de ses deux fils) postés sur un balcon chacun équipés d'un fusil de sniper et tirant sur tout ce qui bouge au nom de leur "droit en tant qu'américains de posséder des armes".Un point fort du jeu réside certainement dans le fait qu'à peu près n'importe quel objet, même parmis les plus pitoresques, trouvé peu servir d'arme. On peut ainsi utiliser contre les zombis et les psychopathes battes de baseball, ballons de football, guitare électrique, caisses enregistreuses, pots de fleur, distributeurs automatiques de chewing-gum, clubs de golf, vaisselle, canette de bière, tondeuses à gazon, tronçonneuses et bien d'autres... sans pour autant oublier les armes blanches (couteau, katana) et les armes à feu traditionelles (pistolets, uzis, fusils à lunette, fusils à pompe...). A noter que la conduite de véhicule (terrestres avec des motos, voitures, camions) est également possible par endroit. Dead Rising est un jeu fortement déconseillé aux moins de 18 ans et ce n'est pas pour rien. En plus de la violence gratuite, des meurtres de masse, brisages de crânes, explosions de viscères, chairs sanguinolents dont il regorge littéralement, les personnages s'expriment parfois de manière très crues et certaines scènes, extrêmement osées, frôlent par instant la pornographie, par exemple comportement de certain(e)s zombis femelles assez dénudée qui mordent au bas ventre ainsi que la présence dans les rangs des psychopathes d'une femme policière obèse et corrompue qui séquestre des jeunes filles afin d' en abuser sexuellement. C'est donc un jeu donc à ne pas mettre entre toutes le mains mais extrèmement jouisif en tant que défouloir d'une durée de vie fort respectable avec une difficulté suffisament élevée. Il bénéficie en plus d'une pointe d'humour liée principalement à la présence dans le centre commercial de magasins de vêtements ou l'on peut changer à volonté la tenue du personnage, ce qui permet des combinaisons loufoques. Le jeu propose également un système d'expérience acquise par Franck à mesure qu'il tue des zombis, sauve des survivants, élimine des psychopathes ou encore prend des photos particulièrement réussie. A mesure qu'il acquiert de l'expérience, il devient plus fort, robuste et résistant, apprend de nouveaux coups d'arts martiaux (dont certains sont particulièrement spectaculaires) et peut transporter d'avantage d'objets. Le métier de notre héros n'est pas pour autant délaissé, en effet, durant l'aventure, celui-çi sera toujours accompagné de son fidèle appareil qui lui permettra, à n'importe quel moment de prendre des photos. Au delà d'un simple défouloir ou l'on peut massacrer du zombi comme on l'entend avec n'importe quel moyen, le jeu s'aventure au plus profond des aspects les plus sombres de la psychée humaine. Il développe une réflexion sur des thèmes aussi important que la folie, le désespoir, les réactions différentes de personnes "ordinaires" face à une situation totalement imprévue et dramatique ainsi qu'au danger de mort générateur de panique. C'est précisément cette panique, cet instinct de survie primaire, presque bestial qui abolit toute raison et tout sens du jugement et peut porter à commettre des actes dont on ne se serait jamais cru capable auparavant... Dead Rising développe aussi une critique de l'Amérique moderne, en particulier des armes (à travers les personnages de la famille de sniper ainsi que celui de l'armurier fou) et de sa société de consommation à laquelle, tel un temple, le gigantesque centre commercial que l'on parcours inlassablement est élevé. Une critique, également, de l'hypocrisie du gouvernement secrètement responsable de la catastrophe et seulement préoccupé par les moyens qui lui permettront de la dissimuler au grand public, quitte à faire disparaître de manière expéditive toute trace et tout témoignage compromettant. C'est peut-être par là que Dead Rising fait à travers le personnage de Franck West une apologie du journalisme et de l'information libre opposée aux mensonges et à la désinformation entretenue par le pouvoir. Pour informer son public, Franck n'hésite pas à prendre des risques et à aller avec courage jusqu'au fond des choses (il est notamment traité de "fouille merde" au cours du jeu par des agents de sécurité qu'il presse de questions). Fin diplomate, il négocie son aide en échange d'informations précieuses de la part de ceux qui peuvent lui en fournir et tente même de calmer les psychopathes (sans réussir bien entendu), ne recourant à la force qu'en dernière extrémité. Lorsqu'il aura finalement réussi à découvrir les causes de l'épidémie et l'identité de ceux qui en sont responsables ainsi que leur motivations, le but qu'il s'était fixé au départ (faire un reportage sensationel qui le rendrait riche et célèbre) et dont il se rendra compte qu'il était bien futile et dérisoire, disparaîtra et il sera dorénavant investi du devoir de survivre à l'enfer de Willamette et de sauver ceux qui pourront avec lui témoigner et faire la lumière sur la terrible catastrophe qui s'y est déroulé.
Dead Rising est donc un jeu complet, intense, par moment terrifiant que je recommande à ceux et à celles qui oseront l'aborder.
Batie à plusieurs milliers de mêtres de pronfondeur, constituée d'édifices impressionants aux façades ornées de néons clignotant et de sculpture de fer forgé représentant l'homme dans toute sa puissance industrieuse, cette métropole fut érigée en 1946 dans le plus grand secret par un certain Andrew Ryan, richissime industriel d'origine soviétique dégouté par les sociétés humaines de la surface et motivé par le désir de créer une utopie, véritable paradis terrestre, ou chacun bénéficierait du fruit de son travail, à l'abris des gouvernements, des idéologies et des religions qui régissent la surface, une cité ou, je cite ses paroles
"les artistes ne craindraient pas les foudres des censeurs. Ou les scientifiques ne seraient pas inhibés par une éthique aussi artificielle que vaine. Ou les grands ne seraient plus humiliés par les petits." La société de Rapture s'est donc développée pendant des années dans le plus grand secret, entièrement peuplée de ceux que son fondateur considéraient comme les plus précieux et géniaux parmis les hommes. Libérée de tonte contrainte d'ordre éthique, ses brillants savants ont créé une technologie originale et bien plus avancée que celle des nations de la surface. Leur découverte la plus importante fut certainement une substance marine nommée ADAM sécrétée par une espèce rarissime de limaces de mer et dotée d'incroyables propriétés mutagènes. L'ADAM ne tarda pas à s'imposer comme la ressource principale de Rapture, ayant une importance égale au pétrole dans notre monde. Grâce à lui, chacun pouvait modifier à loisir son corps et s'octroyer des pouvoirs surhumains grâce à des plasmides, cellules-souches créée au moyen de l'ADAM. Malheureusement, une consomation trop importante d'ADAM entraîne une forte dépendance et a des effets catastrophiques sur la santé mentale et physique du consommateur et c'est précisément ce qui est arrivé aux habitants de Rapture, désormais réduits à l'état de sauvages agressifs. Le personnage trouve donc Rapture dévastée, réduite à un état voisin de celui de ruine, en proie aux affres d'une guerre civile sanglante. Il devra survivre dans cet univers cauchemardesque ou se mèlent décors sombres et dantesques, technologie de pointe et combats intenses. Il sera obligé de recourir lui aussi aux fabuleux pouvoirs de l'ADAM et de s'approprier ainsi divers pouvoirs aux effets aussi impressionants que dévastateurs (déclencher des tempêtes d'éclairs ou de flammes d'un simple claquement de doigts, déplacer et lancer des objets sans les toucher par sa simple volonté, libérer sur ses ennemis des essains de guèpes tueuses nées de ses veines) dans une longue quête qui le mènera notamment à la découverte de ses origines réelles ainsi que des évènements qui menèrent Rapture à sa perte. Le jeu est facile, rapide à prendre en main, l'usage des pouvoirs octroyés par les plasmides que l'on trouve au cours de l'aventure est extrèmement jouisif. La quantité, assez faible, de munitions pour les armes "normales" oblige le joueur à se servir souvent de ces derniers et de choisir avec discernement le pouvoir qui convient à chaque situation à laquelle il est confronté. L'intrigue se révèle prenante, inattendue pour un FPS, et tient facilement en haleine.
Enfin, le principal point fort du jeu réside en un choix moral qui influe sur son dénouement: l'unique moyen de se procurer de l'ADAM est de le faire auprès des "petites soeurs", des petites filles génétiquement modifiée et mentallement conditionné pour parcourir Rapture en draînant (au moyen de longue seringue), l'ADAM présent dans les (nombreux) cadavres qui s'y trouvent. Une petite soeur est toujours accompagnée d'un "protecteur" ("big daddy" dans la version anglaise), sorte de garde du corps particulièrement imposant, massif et puissant engoncé dans une lourde armure, lui aussi génétiquement modifié et conditionné pour protéger la petite soeur et dont il faut tout naturellement se débarasser (ce qui est loin d'être chose aisée), pour pouvoir accéder à cette dernière. Le choix moral dont je parlais quelques lignes plus haut se situe ici: une foix la petite soeur en son pouvoir (après l'élimination du protecteur), le joueur peut tuer celle-çi et récolter tout l'ADAM qu'elle possède ou bien au contraire la sauver, ce qui la rend à son état d'enfant mais ne permet pas de récupérer autant d'ADAM que la première option...
Les seuls bruits que vous entendez sont les grondements sourds d'un orage au dehors, et le tic-tac régulier d'une vieille pendule. A côté de la pendule est accroché un tableau représentant deux gentilhommes du temps de Louis XIII s'escrimant. Si vous regardez en haut, vous pouvez apercevoir une gracieuse Vénus de marbre de style Rodin qui vous observe silencieusement de l'étage, son visage paraît presque vivant à la lueur des bougies. A l'autre bout de la salle se trouve une cheminée ou un feu ronflant baigne la pièce d'une douce chaleur et y jette une ambiance rassurante. En face de ce feu se trouve un grand et confortable fauteil de lecture ou un homme, en robe de chambre, est assis, vous tournant le dos. Lorsque vous vous en approchez, il se retourne vers vous. Cet homme c'est moi et je suis ravi de me présenter à vous. Donc je me nomme Aymar, je suis actuellement agé de dix-huit ans, et je suis étudiant en Hypokhâgne au lycée Camille Jullian de Bordeaux, en Aquitaine, dans le sud de la France. Ceux qui m'ont connu ont souvent dit que j'étais "atypique", je préfère ce qui est vieux et chargé d'histoire tel ce manoir. J'apprécie les jeux vidéo ainsi qu'internet et la lecture. J'apprécie également le cinéma. Pourquoi avoir créé ce blog? Tel que le dit mon ami Alexandre, l'intérêt des Blogs est une notion très... controversée. Les blogs sont légions sur internet et à l'image de leurs propriétaires dont ils peuvent être considérés en quelque sorte comme étant un autoportrait. Dans le mien, je parlerai de mes principaux centres d'intérêt, mais j'y serai peu enclin à raconter tout simplement ma vie, ce qui ne captiverai sans doute que peu les éventuels visiteurs... Je publierai également de temps en temps quelques récits dont je serai l'auteur, la littérature m'intéressant beaucoup (je signale, au passage que j'étais en série L). Mais je ne fais point de sport (exceptées, bien sûr, les séances d'éducation physique au lycée). Voici, vous me connaissez quelque peu à présent, bonne visite du Manoir! Aymar