Mardi 23 octobre 2007
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Bonjour. Dans cet article, je traiterai de Bioshock, il s'agit d'un jeu vidéo sorti en août dernier sur PC et Xbox 360, appartenant au genre FPS (jeux de tir à la première personne). Je me le suis procuré, y ai longuement joué et je dois reconnaître qu'il m'a laissé une impression unique en plus de l'immense plaisir qu'il m'a procuré, c'est pourquoi je lui dédie cet article.
Avant toute chose, un bref résumé du début du scénario du jeu s'impose: L'action se déroule en 1960, le héros (un dénommé Jack) file, confortablement installé sur son siège dans un avion qui traverse l'Atlantique à destination de l'Angleterre ou il va visiter ses cousins. Pour une raison inexplicable, l'avion s'écrase en plein océan et le personnage reprend ses esprits, seul survivant du crash et surnageant dans la nuit en pleine mer, parmis les débris enflammés de l'avion. Il découvre soudain la silhouette imposante et sombre d'un mystérieux phare qui se dresse parmis les flots à la lumière du clair de lune. Il y pénètre pour y trouver une batisphère qui l'emmène dans les profondeurs de l'océan ou le paysage grandiose et iréel d'une gigantesque ville sous-marine se découvre à lui: Rapture!

Batie à plusieurs milliers de mêtres de pronfondeur, constituée d'édifices impressionants aux façades ornées de néons clignotant et de sculpture de fer forgé représentant l'homme dans toute sa puissance industrieuse, cette métropole fut érigée en 1946 dans le plus grand secret par un certain Andrew Ryan, richissime industriel d'origine soviétique dégouté par les sociétés humaines de la surface et motivé par le désir de créer une utopie, véritable paradis terrestre, ou chacun bénéficierait du fruit de son travail, à l'abris des gouvernements, des idéologies et des religions qui régissent la surface, une cité ou, je cite ses paroles

"les artistes ne craindraient pas les foudres des censeurs. Ou les scientifiques ne seraient pas inhibés par une éthique aussi artificielle que vaine. Ou les grands ne seraient plus humiliés par les petits." La société de Rapture s'est donc développée pendant des années dans le plus grand secret, entièrement peuplée de ceux que son fondateur considéraient comme les plus précieux et géniaux parmis les hommes. Libérée de tonte contrainte d'ordre éthique, ses brillants savants ont créé une technologie originale et bien plus avancée que celle des nations de la surface. Leur découverte la plus importante fut certainement une substance marine nommée ADAM sécrétée par une espèce rarissime de limaces de mer et dotée d'incroyables propriétés mutagènes. L'ADAM ne tarda pas à s'imposer comme la ressource principale de Rapture, ayant une importance égale au pétrole dans notre monde. Grâce à lui, chacun pouvait modifier à loisir son corps et s'octroyer des pouvoirs surhumains grâce à des plasmides, cellules-souches créée au moyen de l'ADAM. Malheureusement, une consomation trop importante d'ADAM entraîne une forte dépendance et a des effets catastrophiques sur la santé mentale et physique du consommateur et c'est précisément ce qui est arrivé aux habitants de Rapture, désormais réduits à l'état de sauvages agressifs. Le personnage trouve donc Rapture dévastée, réduite à un état voisin de celui de ruine, en proie aux affres d'une guerre civile sanglante. Il devra survivre dans cet univers cauchemardesque ou se mèlent décors sombres et dantesques, technologie de pointe et combats intenses. Il sera obligé de recourir lui aussi aux fabuleux pouvoirs de l'ADAM et de s'approprier ainsi divers pouvoirs aux effets aussi impressionants que dévastateurs (déclencher des tempêtes d'éclairs ou de flammes d'un simple claquement de doigts, déplacer et lancer des objets sans les toucher par sa simple volonté, libérer sur ses ennemis des essains de guèpes tueuses nées de ses veines) dans une longue quête qui le mènera notamment à la découverte de ses origines réelles ainsi que des évènements qui menèrent Rapture à sa perte. Le jeu est facile, rapide à prendre en main, l'usage des pouvoirs octroyés par les plasmides que l'on trouve au cours de l'aventure est extrèmement jouisif. La quantité, assez faible, de munitions pour les armes "normales" oblige le joueur à se servir souvent de ces derniers et de choisir avec discernement le pouvoir qui convient à chaque situation à laquelle il est confronté. L'intrigue se révèle prenante, inattendue pour un FPS, et tient facilement en haleine.

Enfin, le principal point fort du jeu réside en un choix moral qui influe sur son dénouement: l'unique moyen de se procurer de l'ADAM est de le faire auprès des "petites soeurs", des petites filles génétiquement modifiée et mentallement conditionné pour parcourir Rapture en draînant (au moyen de longue seringue), l'ADAM présent dans les (nombreux) cadavres qui s'y trouvent. Une petite soeur est toujours accompagnée d'un "protecteur" ("big daddy" dans la version anglaise), sorte de garde du corps particulièrement imposant, massif et puissant engoncé dans une lourde armure, lui aussi génétiquement modifié et conditionné pour protéger la petite soeur et dont il faut tout naturellement se débarasser (ce qui est loin d'être chose aisée), pour pouvoir accéder à cette dernière. Le choix moral dont je parlais quelques lignes plus haut se situe ici: une foix la petite soeur en son pouvoir (après l'élimination du protecteur), le joueur peut tuer celle-çi et récolter tout l'ADAM qu'elle possède ou bien au contraire la sauver, ce qui la rend à son état d'enfant mais ne permet pas de récupérer autant d'ADAM que la première option...
Voilà, j'espère que ce bref article vous a donné un aperçu de la richesse et de la beauté de Bioshock, véritable oeuvre d'art vidéo-ludique que je conseille très vivement.